West Africa
La Guinée est "sur une pente dangeureuse", selon la Banque mondiale | La Guinée est "sur une pente dangeureuse", selon la Banque mondiale |
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Malgré une surexploitation minière de plus de 50 ans, la Guinée croule toujours sous l’effet de la pauvreté et continue d’importer des vivres, alors que toutes les conditions sont réunies pour que le pays soit un gros exportateur de céréales, selon la vice-présidente de la Banque mondiale...
La vice-présidente de la Banque mondiale (BM) pour la région Afrique,
Mme Obiageli Katryn Ezekwesili, a déclaré mardi à Conakry, que la
Guinée avait tout intérêt à éradiquer la corruption qui la classe parmi
les pays les plus touchés par le fléau.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse, à l’issue d’une visite de 48 heures, la vice-présidente de la BM pour l’Afrique a indiqué que rien de positif ne sera résolu en Guinée tant que les pouvoirs publics ne combattront pas la corruption qui anéantit les efforts de réduction de la pauvreté. Les revenus miniers, a-t-elle dit, n’ont aucun impact sur la réduction de la pauvreté à cause de la corruption qui risque de compromettre les plans de développement socio-économique. Un pays sur une pente dangereuse "Nous avons été clairs avec tous nos interlocuteurs à qui nous avons dit sans hésiter que la Guinée est sur une pente dangereuse parce qu’aucune solution n’est encore envisagée pour éradiquer la corruption", a dit Mme Ezekwesili. Depuis 50 ans, poursuit-elle, que les mines sont énormément exploitées en Guinée, le pays croule toujours sous l’effet de la pauvreté et continue d’importer des vivres, alors que toutes les conditions sont réunies pour que le pays soit un gros exportateur de céréales. La stabilité du pays exige, selon la vice-présidente de la BM, l’ouverture d’un dialogue franc avec les populations, gage d’un développement économique et social. La question épineuse des conventions minières Interrogée sur la révision des conventions minières, exigée par les syndicats lors de la grève générale de 2007 et qui continue de défrayer la chronique, elle a suggéré un dialogue franc entre la Guinée et les investisseurs intervenant dans différents secteurs pour qu’une issue heureuse puisse être trouvée. "Une décision unilatérale pourrait décourager tous les investisseurs. Il ne sert à rien d’envoyer des signaux négatifs, surtout que la bagatelle de 20 milliards de dollars US devrait tomber dans les caisses de l’Etat d’ici à cinq ans", a dit Mme Ezelwesili. La vice-présidente de la BM pour l’Afrique a rencontré, lors de cette visite, le premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré, des membres du gouvernement, les syndicalistes et des acteurs du secteur privé. Set as favorite Bookmark
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